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ACCÈS & SÉSAME/Financement

L'année à l'étranger obligatoire : ce que ça coûte vraiment et comment l'anticiper

Presque tous les cursus ACCÈS et SÉSAME imposent un séjour académique à l'étranger. Ce poste de dépense, jamais inclus dans les frais de scolarité affichés, peut représenter entre 6 000 et 18 000 euros selon la destination.

3 juillet 2026
Une voyageuse traversant le hall d'un aéroport international

La mobilité internationale est un argument central pour toutes les écoles des deux concours : partenariats, doubles diplômes, campus internationaux. Ce que la communication des écoles mentionne rarement avec la même clarté, c'est le coût réel de ces séjours, presque jamais intégré aux frais de scolarité annuels.

Une famille qui découvre ce poste de dépense au moment du départ, plutôt qu'au moment de choisir l'école, se retrouve à devoir arbitrer dans l'urgence — le pire moment pour le faire.

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01Un budget qui varie fortement selon la destination

Le budget global d'un séjour d'échange se situe, selon les destinations et le mode d'échange, entre 6 000 et 18 000 euros par an. L'écart s'explique par trois facteurs : le coût de la vie sur place, le régime de frais de scolarité, et le coût du transport et du logement.

Type de destinationFrais de scolaritéPoste principal sur place
Échange classique (accord de partenariat)Aucun frais supplémentaire (versés à l'école d'origine)Logement et vie quotidienne
États-Unis, Royaume-Uni, Australie (freemover)≈ 10 000 à 15 000 $ / an, parfois plusLogement, avec des capitales parmi les plus chères au monde
Asie, Amérique latine (échange)Généralement inclus dans l'accord d'échangeCoût de la vie souvent plus faible qu'en Europe

02Les postes qu'on oublie de budgéter

  • Le visa étudiant, dont les frais varient fortement selon le pays : aux États-Unis, un visa F-1 complet (frais consulaires, taxe SEVIS) revient à plusieurs centaines de dollars, non remboursables en cas de refus.
  • Les billets d'avion, à partir d'environ 700 euros l'aller-retour en basse saison sur des destinations proches, mais pouvant atteindre plusieurs milliers d'euros par an pour des destinations lointaines.
  • Le logement sur place, premier poste de dépense dans la quasi-totalité des destinations, avec des écarts considérables entre une capitale et une ville secondaire du même pays.
  • L'assurance santé et rapatriement, souvent obligatoire pour obtenir le visa ou l'inscription, et rarement incluse dans les frais de scolarité de départ.
  • Les frais de dossier et de traduction de documents administratifs, poste modeste mais systématiquement oublié.

03Échange ou freemover : un choix qui change tout le budget

La distinction la plus déterminante est celle entre un échange dans le cadre d'un accord de partenariat — les frais de scolarité restent versés à l'école d'origine, l'étudiant ne paie que le coût de la vie sur place — et un séjour en freemover, où l'étudiant s'inscrit directement dans l'université d'accueil et en paie les frais, parfois plusieurs fois supérieurs.

Un séjour aux États-Unis en freemover peut coûter plusieurs dizaines de milliers de dollars de frais de scolarité, quand le même semestre en accord d'échange ne coûte, sur ce poste, rien de plus que ce qui est déjà payé à l'école française.

04Comment anticiper et limiter la facture

  • Vérifier, avant même de choisir une école, le mode de mobilité imposé par le cursus — échange systématique, freemover possible, choix de destinations — plutôt que de le découvrir en cours de scolarité.
  • Privilégier, quand le choix est possible, une destination en échange plutôt qu'en freemover, pour neutraliser le poste le plus coûteux.
  • Se renseigner sur les bourses de mobilité disponibles : aides CROUS à la mobilité internationale, bourses régionales, dispositifs réservés aux boursiers sur critères sociaux.
  • Anticiper le logement plusieurs mois à l'avance, les résidences universitaires et colocations organisées par l'université d'accueil étant généralement moins coûteuses qu'une recherche individuelle dans l'urgence.

05Le cas des doubles diplômes : un budget à part

Les doubles diplômes impliquent généralement une année complète, voire deux, passée dans l'université partenaire, avec un diplôme délivré par chacun des deux établissements. Ce format allonge mécaniquement la durée du séjour, donc son coût, et peut s'accompagner de frais de scolarité spécifiques à l'université partenaire, distincts de ceux versés à l'école française — un point à vérifier précisément avant de s'engager, certains accords couvrant intégralement ces frais, d'autres non.

06Les questions que les parents nous posent

Dans la quasi-totalité des cursus ACCÈS et SÉSAME, oui, sous une forme ou une autre : semestre, année complète, ou plusieurs séjours courts selon les écoles. Le format exact — durée, destinations possibles, échange ou freemover — varie fortement d'une école à l'autre et doit être vérifié au cas par cas.
Généralement oui : la plupart des écoles proposent un choix de destinations partenaires, avec des budgets très différents d'un pays à l'autre. Privilégier une destination au coût de la vie modéré, en échange plutôt qu'en freemover, reste le levier le plus direct.
Oui : des aides à la mobilité internationale existent au niveau du CROUS pour les étudiants boursiers, ainsi que des dispositifs régionaux propres à certaines collectivités. Ces aides s'ajoutent au budget de base, elles ne le remplacent pas.

Ce qu'il faut retenir

Le séjour académique à l'étranger n'est jamais un supplément accessoire : c'est un poste de budget à part entière, qui peut représenter plusieurs milliers à plusieurs dizaines de milliers d'euros sur l'ensemble du cursus. L'anticiper dès le choix de l'école reste le seul moyen d'éviter un arbitrage financier fait dans l'urgence, souvent au détriment du projet académique.

Savoir ce qui t'attend, c'est bien. En faire un réflexe, c'est mieux.

Cet article vous donne les repères. La prépa ALVA, elle, vous fait répéter le geste jusqu'à ce qu'il devienne automatique le jour du concours.

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